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Le fashion Révolution Day #24 avril

20 Apr 2016

Aujourd'hui, c'est l'article sérieux dans lequel je fronce les sourcils et je croise les bras ! Pas contente du tout !

 

 

Le 24 avril 2013, le Bangladesh perdait 1134 ouvriers d’ateliers de confection à Dacca. 2500 personnes avaient également été blessées dans l'effondrement du complexe Rana Plaza.

C'est alors que nous avions ouvert les yeux - un peu seulement - sur l'industrie de la mode et les conditions de travail, proches de l'esclavage, des petites mains employées par les grandes marques de mode.

 

 

 

 

 

Face au scandale, les grandes enseignes de prêt-à-porter ont signé un accord sur la sécurité des usines textiles. En effet, les grandes marques doivent désormais s'assurer que les ateliers de confection répondent aux normes internationales concernant les conditions de travail mais aussi environnementales - est-il utile de rappeler que les jeans usés ou le cuir sont travaillés par des ouvriers sans grandes protections à l'aide de produits chimiques !? Un reportage absolument génial à ce sujet sur  Arte, à regarder  !    -

 

Or, le rapport "behind the barcode" constate que sur les 219 marques de prêt-à-porter interrogées, seule la moitié savent dans quelles usines ont été fabriqués leurs vêtements et un quart connait la provenance de leurs articles de mercerie et le tissu.

 

Suite à l'effondrement du Rana Plaza, le Fashion Révolution Day est né. En effet, depuis cette date, tous les 24 avril, le collectif créé par Carry Somers au Royaune-Uni, invite tous les consommateurs à faire pression sur les marques, notamment grâce à leur action "#WHO MADE MY CLOTHES" - traduit littéralement "qui fabrique mes vêtements"

Ce 24 avril doit également célébrer toutes les personnes impliquées dans le processus de création et de fabrication.

Le collection Fashion Révolution souhaite amener le consommateur à penser différemment. Qui fait mes vêtements ? Comment ? Où ? Mais également accompagner et inciter les grandes enseignes de mode à la transparence, car c'est ce manque de visibilité dans la fabrication qui, pour eux, coûte des vies. 

En effet, si les entreprises ne savent pas où, ni quels ateliers de confection ont en charge la création de leurs modèles, comment peuvent-ils s'assurer que les Droits de l'Homme, du travail sont respectés et que les politiques environnementales sont appliquées ?

 

La Fashion Révolution a bien conscience que les marques puissent être frileuses à l'idée de communiquer sur leurs fournisseurs et leurs prestataires, et cela dans un souci de compétitivité. Cependant, elle rappelle également qu'il en va de la réputation de chaque enseigne ; une entreprise qui valorise les personnes, l'environnement, la créativité et le profit à égale mesure est une entreprise qui gagne - des clients mais aussi en crédibilité - !

 

Ainsi cette année, le collectif de la Fashion Révolution nous invite, nous, consommateurs, à nous prendre en photo, vêtements à l'envers, étiquette avec le nom de l'enseigne et le "made in " bien en avant, afin d'interpeller les marques avec le #WHOMADEMYCLOTHES.

 

 

 

 

 

Des conférences et ateliers sont prévus cette semaine à Paris et à Nancy afin de poursuivre le questionnement sur une mode éthique et un nouveau mode de consommation. 

Rejoignez la page FacebookTwitter ou Instagram, ainsi que le site français de la Fashion Révolution afin de suivre l'actualité du collectif.

 

 

 

 

Une proposition de loi a été déposée à l'Assemblée Nationale par Bruno LE ROUX le 11 février 2015, "l'objectif de cette proposition de loi est d'instaurer une obligation de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre à l'égard de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs. Il s'agit de responsabiliser, ainsi, les sociétés transnationales afin d'empêcher la survenance de drames en France et à l'étranger et d'obtenir des réparations pour les victimes en cas de dommages portant atteinte aux droits humains et à l'environnement". C'est une première en France !

 

Si c'est une première offensive française, cela n'empêchera toutefois pas les marques de produire en masse et à bas coûts, ce qui ne favorise certainement pas les conditions de travail de qualité des ouvriers des ateliers de confection.

 

 

 

Retournez votre veste et postez votre photo ici !  Et pas seulement le 24 avril ; la révolution se fait tous les jours ;-)

 

 

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